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Interview – Albert Biermann Head of Vehicle Test & High Performance Development

A quel âge avez-vous commencé à rêver d'une carrière dans l'automobile.

AB: Ça a commencé très jeune. J'ai grandi dans un environnement où l'automobile était omniprésente. Mon père avait une entreprise de transport routier, était un conducteur enthousiaste qui allait au Nürburgring deux ou trois fois par an. Et il emmenait toujours ses trois fils (j'étais le plus petit) avec lui. Donc depuis l'âge de huit ans, je suis allé voir chaque année les F1, les GT et les voitures de tourisme. J'ai vite été dingue de sport automobile. Puis quand mon père nous a quittés prématurément, mon frère a pris la relève et il me faisait laver sa voiture pour m'emmener avec lui au Nürburgring (sourire). Plus que l'automobile, je rêvais donc d'automobiles performantes. A 16 ans, c'était déjà très clair: je devais travailler sur les voitures de courses ou être pilote. J'ai fait du pilotage quand j'étais étudiant mais on est vite rattrapé par la réalité. J'ai terminé mes études, je suis devenu ingénieur et j'ai commencé à travailler sur des projets de voitures de compétition. Ainsi va la vie.

Avant d'entrer chez Kia, vous avez fait toute votre carrière chez BMW et dans la division M. Pouvez-vous nous citer quelques icônes sur lesquelles vous avez travaillé?

AB: La première était la E30 M3 Groupe A de compétition, sur laquelle j'ai passé beaucoup de temps en tant que Project Engeneer, c'était très excitant et pas mal pour un début. Mais j'étais en charge de la mise au point, donc j'ai "touché" à beaucoup de voitures BMW: la Z1, la Série 7 12 cylindres… Puis j'ai commencé les "M" dans les années 90. M3 E46, M5 E39, les dernières M3 et M4, un peu de tout…

Qu'est-ce qui vous a tenté dans le challenge que vous a proposé Kia?

AB: c'était un nouveau chapitre de ma vie. Un très beau challenge que de construire la sportivité au sein du Groupe. Et de travailler sur une plus grande variété de véhicules, d'aborder un aspect plus large de la sportivité. Moins extrême et pointue que ce que j'ai fait jusque-là. Les gens de Kia savent ce qu'ils veulent et où ils veulent aller. A titre personnel, je trouvais intéressant de voir l'Asie, de découvrir autre chose. On n'a qu'une vie et il faut bien la remplir.

Kia a déjà tenté de proposer des véhicules sportifs, avec par exemple, la Cee'd GT. Mais rien de très convaincant. Que pensez-vous qu'il manquait à ces voitures?

AB: Je dirais un peu de raffinement et de précision. Elles sont très belles, mais il leur faudrait un peu plus d'émotion. Si on ajoute l'expérience de conduite à ces voitures qui ont déjà un très joli look, on aura un équilibre parfait. Et c'est exactement dans cette voie que nous travaillons, notamment avec l'Optima GT. Je pense que nous sommes sur la bonne voie et j'aime beaucoup l'approche du concept Kia GT.

Quel genre de voitures performantes peut-on attendre du Groupe à l'avenir? Versions performantes de la gamme, SUV, inclus? Des modèles spécifiques? Un positionnement GT ou plus extrême? Sous un badge spécifique?

AB: Pour Kia, je pense que l'appellation GT est une bonne approche. Vous savez, le slogan de Kia est "The power to surprise", et je pense qu'il est possible de facilement créer la surprise en amenant la marque sur le terrain de la voiture de grand tourisme. Mais nous avancerons très prudemment. Il y aura d'abord quelques modèles badgés GT, ce sera la première étape. Et si le public réagit bien, nous pourrons éventuellement étendre l'offre aux SUV, par exemple. Si les résultats sont satisfaisant et que le client en veut plus, nous serons heureux de lui en donner plus dans quelque direction que ce soit. Encore plus de sportivité, plus de performances… Nous pourrons le faire.

Les Kia performantes auront évidemment des concurrentes. En dehors des premiums, quelles marques voyez-vous comme des références en matière de moteurs, de châssis et autres?

AB: Il y a énormément de marques sur le marché et je serais incapable de vous dire laquelle je vois comme une référence pour nous. Chacune de nos voitures à une mission et dans ces missions, elles rencontrent des rivales différentes qui ne sont pas toujours de la même marque. Donc nous nous concentrons surtout sur nos clients plutôt que sur nos concurrents. Nous les écoutons et nous améliorons nos voitures autant que nous le pouvons pour eux. Bien sûr que nous avons des concurrents. Mais ce n'est pas vraiment ma préoccupation.

Donc vous voulez avant tout convaincre vos clients plutôt que d'aller en chercher chez d'autres marques?

AB: Si nos clients sont contents, d'autres les rejoindront de toute façon. C'est comme ça que ça marche.

Est-il plus difficile de créer une voiture performante destinée à une catégorie de clients très spécifiques ou une voiture classique qui doit convaincre un vaste panel de clients?

AB : La voiture classique est un job bien plus difficile. Surtout quand on parle de marques mondiales comme les nôtres, qui proposent des modèles différents selon les régions du monde. Si on ne fait que des voitures performantes, on s'adresse à une clientèle plus restreinte dont on connait les attentes. Donc c'est beaucoup plus facile.

Donc votre job est facile?

AB : Mon ancien job l'était peut-être, mais celui que je fais aujourd'hui est bien plus difficile. Parce que le client chinois attend d'autres caractéristiques que le client américain, ou européen, ou coréen. Mais nous faisons beaucoup d'efforts pour régler nos voitures et les adapter aux différents marchés.

Vous voulez dire que les acheteurs de voitures sportives ont des attentes différentes selon qu'ils soient Européens, Américains ou Chinois?

AB : Pour les voitures sportives, oui, ne serait-ce que par la nature des routes. C'est différent si on parle de voitures à hautes performances. Là, les différences sont minimes. Les gens achètent des voitures à hautes performances parce qu'elles sont ce qu'elles sont. Pour aller sur circuit et des choses de ce genre. En effet, c'est plus facile. Mais si on redescend d'un cran vers les modèles sportifs, les versions sportives de modèles classiques, l'adaptation devient plus compliquée.

D'après votre expérience, est-il plus gratifiant de travailler sur une voiture haute performance ou sur une voiture "normale"?

AB : Ça dépend. Pour moi, les voitures de sport sont un hobby, donc forcément, je tire plus de satisfaction à travailler sur une voiture performante. Mais partir d'une voiture comme la Kia Optima pour en faire une version GT qui soit gratifiante à conduire, c'est aussi une grande source de satisfaction. J'ai travaillé sur des voitures très performantes et même des voitures de compétition, mais le défi de m'attaquer à une très large variété de voitures est aussi très agréable. Travailler sur une voiture pleine de caractère comme la Kia Soul, par exemple, ou un break Optima, en faire une voiture qui danse, qui est fun, c'est quelque chose que j'adore faire.

 

Date of article publication: 28/11/2016
Author of this article: Kia Motors Belux

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